Quand dans les ténèbres je suis entouré, il m'arrive de tomber mais le sol est si froid, si dur, si âpre, c'est la peur qui me relève la peur que l'on me voit ainsi. Le respect, c'est tout ce que l'on peu espéré pour ensuite être aimé. Comment respecter un être faible croulant sous aucun poids.
J'ai parfois si froid, je vois tous ces corps autour de moi ils sont bien là et je devine leur chaleur sans pouvoir la sentir je préfère rester là à les regarder même si je n'arrive pas à les toucher, même si parfois je m'y brûle...
La douleur me prouve que j'existe.
Quel rôle m'a t'on réserver dans cette fourmilière moi qui ne veut pas être une ouvrière, et qui n'ait pas le sang d'une reine. Il me reste la guerrière dis tu ? Quel enseignement ma t'on donné pour cela. J'ai bien le souvenir de noble valeur, l'honneur de protéger ceux qui vous font vivre, mais je n'ais rien gardé, rien que des mesquineries, des tours de pace pace de magie dérisoire, sans grâce ni force, seulement digne de la vipère des sables qui se tapit sous les braises dorées pour mordre. Qu'est ce qu'un combattant guidé par la peur ? Courage, honneur et vaillance son des valeurs dignes d'un tel rang, mais je n'en détient aucune.
On peut m'apprendre les gestes, la tenue, les réflexes, toutes les techniques, comme tout êtres qui le souhaitent je peux les apprendre. Mais peut on remodelé mon esprit ce que je n'arrive à comprendre ce sont tout ces principes. Mon esprit les enregistre et les respecte mais ils ne s'associent jamais à mes gestes. Un esprit et un corps doivent avancer dans la même direction, mais ce n'est pas mon cas ou en tout cas ce n'est pas le cas avec cet esprit la.
On se bat pour une cause, une idée, des êtres, des pensées, en tout cas pour quelque chose en quoi l'on croit.
Je ne crois en rien, pourquoi est ce que je me battrais ?
Pour le respect ? C'est la seule chose qui me vient à l'esprit, et pourtant la plus spontanée...
Pour le plaisir...qui se bat pour le plaisir ? Cela me semble pire dans la logique du commun, et pourtant...le plaisir...oui il y a du plaisir...
Lorsque l'on prend au piège son adversaire,
...plaisir de voir la surprise sur son visage peindre des traits horrifiés, délivrant déjà un échantillon du doux parfum de la victoire.
Lorsque l'on lutte avec lui en avançant à chaque coup,
...plaisir de sentir la vitesse de chaque geste fusant à mes oreilles, et la puissance désespéré de sa défense défaillante, écoutant sa respiration saccadé par la peur.
Lorsque l'on porte le dernier coup,
...plaisir de voir son corps s'écrouler sur le sol, de sentir la poussière se soulevé sous son poids mort, et de pouvoir savoir saisir ses muscles qu'il ne commande plus.
Lorsqu'il comprend enfin la fin,
...plaisir de le regarder à terre, de se sentir plus que vivant, de savoir tout son corps alerte aux moindres de mes souhait, et enfin plaisir de pouvoir goûter l'acidité de la victoire dans ses yeux suppliants.
Oui il y a du plaisir, et l'assassin est celui qui en fait un but.